BREXIT

LE DIVORCE ENTRE LE ROYAUME-UNI ET L’UNION EUROPÉENNE NE FAIT QUE COMMENCER

Ce qui devait arriver arriva. Une première dans l’histoire de l’Union Européenne.

Lundi 13 mars 2017, presque un an après le référendum anglais sur la sortie de l’UE, qui avait été approuvé par plus de la moitié des Britanniques, la Chambre des Communes et la Chambre des Lords, pourtant initialement opposées au Brexit, ont voté pour le déclenchement de l’article 50 du Traité de Lisbonne, signé en 2007.

Cet article prévoit qu’un Etat Membre peut se retirer de l’UE, sans justification aucune, et dispose que, suite au retrait, l’Etat est libre de refaire une demande d’adhésion s’il en voit la nécessité. Cependant, son statut d’ancien État Membre ne lui sera d’aucun secours sur ce point, puisqu’il lui faudra de nouveau recommencer la procédure d’adhésion.

Jeudi 16 mars, une seconde étape a été franchie avec l’approbation de la Reine Elizabeth II. Theresa May, la Première Ministre, peut donc officiellement enclencher la procédure de sortie,  ce qu’elle a fait mardi 28 mars au soir : Downing Street a diffusé des photos de la Première Ministre signant la lettre d’activation de l’article, qui sera remise aujourd’hui même à Donald Tusk, le Président du Conseil Européen. Les autres Etats Membres devront donc désormais se réunir début avril pour définir la marche à suivre et négocier les termes du retrait avec le Royaume-Uni.

Mais cela ne sera pas de tout repos pour Theresa May, qui entrevoit déjà les premières tensions dans le pays. En effet, l’Ecosse, qui a voté à près de 60% contre la sortie de l’UE, vient, de nouveau, d’annoncer son intention de quitter le Royaume-Uni et d’organiser un référendum, qui devrait se tenir d’ici 2018 ou 2019. Ce qui équivaut à un cauchemar pour certains Britanniques : «Mon message est très clair : ce n’est pas le moment. J’ai expliqué pourquoi. Je pense que nous devrions travailler pour obtenir le bon accord pour l’Ecosse et le Royaume-Uni dans le cadre de notre partenariat futur avec l’Union européenne», a déclaré Theresa May lors d’une interview à la BBC.

Deux ans. C’est le temps que possède dorénavant l’UE pour trouver des compromis au sujet du Brexit. Bien évidemment, tout le monde n’ose imaginer qu’une telle situation pourrait se reproduire si les populistes en Europe venaient à l’emporter. L’objectif est donc de discuter, de trouver des solutions à l’amiable, tout en facilitant le retrait du Royaume-Uni. Quelles conséquences pour tout cela ? Il faudra attendre l’officialisation de la sortie britannique pour le découvrir.

29/03/2017

Crédit Photo:http://bit.ly/2n9iwcy
Photo : Foule réunie à Londres pour la “March for Europe”le 2 Juillet 2016 dernier, quelques jours après l’annonce de la victoire du “Leave” au référendum sur le Brexit.
 

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